Quand élaguer un arbre

Quand élaguer un arbre
27 Mar 2017

Quelle est la période idéale pour tailler un arbre?

Lorsque nous choisissons d’entreprendre des travaux d’élagage dans nos arbres, le premier souci est toujours celui de la santé de l’arbre. En effet, il existe des règles à respecter, il y a une manière et une quantité à couper, des branches malades ou mortes, des fourches faibles et des têtes codominantes etc.. Qu’en est-il du temps pour l’élagage? Y a-t-il un temps plus propice pour l’enlèvement de masse foliaire dans un arbre? Cela dépend du type d’arbre, mais surtout du type de travaux à entreprendre. Nous verrons aussi que chaque saison comporte ses avantages et ses désavantages pour l’intervention arboricole. Ce court article vise à rassurer les propriétaires d’arbres que l’élagage peut se faire toute l’année sans risquer d’endommager l’arbre.

Les règles de l’art pour élaguer

Généralement, si les règles de l’art de l’arboriculture sont respectées, l’élagage peut se faire sans danger à n’importe quelle saison. La règle principale à respecter est le pourcentage maximum de branches vivantes à enlever. Ainsi, si un élagage se fait en enlevant moins de 20 % de masse foliaire, l’élagage peut être fait en tout temps. Par contre, si les circonstances obligent d’enlever au-delà ce pourcentage, il faudra attendre la période de dormance, soit en hiver, ou très tôt au printemps.

L’hiver

L’idée la plus répandue est que l’hiver est le temps optimal pour l’élagage, et ce, pour de bonnes raisons. En effet, l’arbre est en dormance, ce qui signifie, entre autres choses, que la sève de l’arbre est stockée dans le système racinaire. Les coupes de branches, sévères ou pas, n’auront donc aucune incidence sur les réserves de sève. Puis, l’hiver offre comme avantage de réduire les risques de déchirures des branches lors des coupes. Ce dernier avantage ne vaut pas vraiment pour l’arboriculteur professionnel qui sait très bien couper sans déchirer en toutes situations.

Bref, si l’on doit enlever une partie importante de l’arbre, l’hiver est optimal pour respecter les réserves de sève. Pourtant, cette réserve de sève se trouvera alors débalancée en rapport avec la masse vivante, l’arbre aura en effet un surplus de sève. Il risque alors de se former un plus grand nombre de gourmands, c’est-à-dire des pousses rapides qui consomment beaucoup de sève et qui ne respectent pas la structure de l’arbre. On devra donc demander une seconde intervention pour enlever ces dernières.

Un autre détail qui doit être pris en considération pour la taille en hiver est le fait que la situation de dormance empêche aussi l’arbre de cicatriser les lieux de coupes. L’arbre demeure alors exposé plus longtemps aux champignons et aux maladies. L’élagage en hiver n’est donc pas une panacée.

Printemps, été, automne

Si l’on respecte une limite de 20 % d’enlèvement de masse foliaire, il n’y a pas de raison de se faire un scrupule sur la saison pour l’élagage. Par exemple, la période estivale offre pour avantage une cicatrisation rapide des coupes, puisqu’il s’agit de la période de végétation et de croissance. On peut compter sur cet avantage dès l’apparition des premières pousses jusqu’à la fin août. Ainsi, la période estivale est idéale pour limiter la propagation des maladies par voie des ouvertures créées par les coupes.

De plus, la sève étant évacuée avec les branches, en quantité raisonnable, permettra à l’arbre de maintenir un ratio proportionnel entre la sève et la masse foliaire, ce qui empêchera par le fait même l’apparition des gourmands. De plus, lorsque l’arboriste se trouve dans un arbre en vert, le bois mort est plus facile à détecter et ainsi à supprimer.

Exceptions : l’élagage des arbres fruitiers

Certaines situations exigeront une observation plus rigoureuse des saisons. Par exemple, un propriétaire d’un verger voudra s’assurer que son élagage n’entraînera pas une perte de récolte ou une diminution de la qualité de ses fruits. Celui-ci choisira donc le tout début du printemps pour tailler ses arbres, de sorte que les pommes poussent en abondance grâce aux réserves de sève. Si vous possédez un pommier et que vous êtes cultivateur amateur, l’observation des saisons s’adresse à vous!

Conclusion

L’important semble demeurer le respect des règles de l’art, si elles sont mises en pratique, on peut élaguer les arbres en toutes saisons. Plusieurs compagnies d’élagage ferment l’hiver pour des raisons de sécurité, mais les pour et les contres de l’élagage en hiver permettent de rester confiant pour faire appel à un arboriculteur peu importe le temps de l’année.

Sources :
https://elagage.ooreka.fr/comprendre/quand-elaguer
http://espacepourlavie.ca/faq/quelle-est-la-meilleure-periode-pour-tailler-les-arbres-ornementaux
https://www.siaq.org/_textes/elaguer_sans_charcuter.pdf

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Dominic Perugino

Comments

  1. […] qu’il est important de conserver la végétation et de minimiser l’entretien. L’élagage des arbres est conseillé si ceux-ci deviennent dangereux ou s’ils font obstruction au […]

  2. […] les conditions optimales sont remplies, il ne devrait y avoir que peu d’élagage à faire. Dans le cas d’une plantation près des structures, il faudrait entretenir l’arbre […]

  3. […] Ses rameaux torsadés pourraient provoquer des frictions et des interférences entre elles. L’enlèvement de certaines branches serait alors pertinent. Il peut être planté près des réseaux électriques et de […]

  4. […] ses rameaux qui restent relativement courts, il est possible de s’en tirer avec un entretien minimal. En effet, la longueur des rameaux est souvent ce qui cause l’interférence avec les […]

  5. […] branches ne repousseront pas puisqu’aucune source de soleil ne le permettra. Pour ce qui est d’harmoniser l’arbre avec son environnement et avec les structures, il a deux manières de le faire. On peut, par exemple, dégager une toiture […]

  6. […] l’hiver qui se termine, il est temps de penser à l’entretien des arbres. Or, qui dit entretien, dit soin. Qu’est-ce à dire? Expliquons-nous : il existe des manières de […]

  7. […] une opération qui ne cause presque aucun stress à l’arbre, il ne faut donc pas à hésiter à l’élaguer pour obtenir plus de […]

  8. […] En ce qui concerne les racines, elles sont superficielles, on ne s’inquiète donc pas pour les canalisations souterraines. La plantation se fait mieux en pot ou en racine. Fait important : le hêtre a un besoin particulier de mycorhize, un champignon symbiotique dont les racines de 80 % des végétaux sont dépendantes pour bien fonctionner. Dans le cas du hêtre, des recherches ont démontré qu’une carence en mycorhize pouvait pénaliser substantiellement la reprise au printemps. On peut amender le sol d’une mycorhize achetée en pépinière dès la plantation. Autrement, dans le cas d’un arbre déjà planté, on peut faire l’application en perçant des trous d’environ trois pouces dans le système racinaire pour y mettre la mycorhize. Certains arboriculteurs en offrent le service. Il est facile d’obtenir un forfait lors d’une taille d’arbre. […]

  9. […] cas, mieux vaut l’accepter, car l’arbre cherchera toujours à reprendre son port naturel, l’émondage ornemental pourra alors devenir abusif et déformer l’arbre en plus de nuire à sa santé. Mieux vaut miser […]

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