L’agrile du frêne

L’agrile du frêne
02 Juil 2015

L’ADF, une réelle menace

L’agrile du frêne, de son latin agrilus planipennis, est un insecte qui a fait son chemin jusqu’en Amérique du Nord depuis le nord-est de l’Asie. Il utilise les différentes essences de frênes pour y pondre ses œufs. Au Québec, les frênes visés sont les frênes d’Amérique et les frênes rouges (notez que le sorbier est à tors attribué à l’essence des frênes, il doit ici en être distingué puisque l’agrile du frêne ne s’y attaque pas du tout). On peut reconnaître cet indésirable par sa couleur verdâtre émeraude et par ses larves qui sortent de l’écorce des frênes en formant des «D». Il fut découvert au Canada en 2002 et trouvé responsable de la perte de dizaines de millions de frênes dans les régions de l’Ontario et de quelques états américains au sud des Grands Lacs.

Comment l’agrile tue nos frênes

Son opération, en tant que ravageur du frêne, consiste à pondre des œufs sous l’écorce, lesquels donneront naissance à des larves qui à leur tour endommageront l’arbre au point de causer sa mort. En effet, ces larves, en se nourrissant, laissent derrière elles des galeries en «S», ce qui empêche la circulation de la sève. Avec le temps, les sections privées de sève meurent, jusqu’à l’entièreté du port de l’arbre.

Les symptômes visibles

Les émondeurs et les experts en abattage d’arbres reconnaîtront les arbres attaqués par le fait que plusieurs sections semblent rendre l’âme mystérieusement. Les galleries en «S», bien qu’invisibles puisqu’elles sont sous l’écorce, se révèlent en provocant des fissures verticales à la surface de l’arbre. Aussi, en observant attentivement l’écorce, on peut appercevoir des trous de sortie en forme de «D». Comme le frêne tente de combattre sa perte de nutrition, il produira parfois des pousses adventives à la base de l’arbre, lequelles ne sont guère suffisantes pour une pleine compensation. Il n’est pas rare non plus de voir le pic-bois profiter de l’ADF pour se nourrir des larves, ce qui nuira également à l’arbre.

Les conséquences à envisager

Un prédateur pour l’économie et la biodiversité

L’ADF n’est pas proprement une maladie constitutive de l’arbre, mais un intrus qui vient s’installer pour y vivre, et, conséquemment, le tuer. Depuis la maladie hollandaise de l’orme, il s’agit de la pire menace que nous ayons à faire face en terme de pertes. Il s’agit donc d’une menace réelle, et ce, sur plus d’un plan. Pour l’économie, par exemple, l’agrile du frêne pourrait causer de lourdes conséquences en ce qui a trait nos industries forestières. Le ravageur pourrait également nuire à notre biodiversité, ce qui n’est pas rien. Les experts en abattage d’arbres doivent travailler à sensibiliser le public aux solutions qui existent pour préserver autant que possible les arbres menacés. L’idéal est pour les compagnies d’élagage et d’émondage d’établir des partenariats avec des experts dans la maladie de l’agrile du frêne.

Le frêne : un ornemental urbain très répandu

Il faut songer au fait que le frêne est un de nos arbres urbains le plus répandus. En effet, les paysagistes qui en ont largement fait usage se sont fiés à ses nombreuses qualités. Pour en nommer quelques-unes, il y a sa résilience en milieu urbain, sa beauté ainsi que sa capacité de croissance. Or, ces qualités sont aussi des raisons de vouloir préserver parmi nos paysages cette essence si précieuse. Si des mesures ne sont pas prises par tous les professionnels du domaine de l’arboriculture, nous allons couper un arbre, et ensuite un autre, et des centaines et des milliers. Nous risquons alors de voir le frêne disparaître de nos villes, ce qui signifie des rues entières dont les frênes seront disparues.

Les solutions

Une mobilisation collective

Pourtant, malgré tout ce qui vient d’être nommé, le portrait demeure encourageant. L’agence canadienne d’inspection des aliments a déjà pris le dossier en charge pour freiner l’épidémie. Ainsi, les zones réglementées font l’objet d’une interdiction de transport des différents produits du frêne. Par exemple, il est interdit de transporter du bois de chauffage de frêne d’une zone réglementée hors de cette zone. Au Québec, nous comptons les villes de Laval, Montréal, Terrebonne ainsi que plusieurs villes de la Rive-Sud parmi les villes réglementées, et qui n’ont donc pas le droit d’exporter des produits de frênes, ne serait-ce que chez la ville voisine. Il en revient aux compagnies d’élagage et d’émondage de faire preuve de solidarité.

Une solution efficace: le TreeAzin

L’idéal aurait été de trouver un prédateur naturel qui aurait pu être dispensé pour le laisser dévorer le ravageur. C’est souvent la solution la plus sensé : introduire un organisme vivant bénéfique contre un organisme vivant nuisible, plutôt que d’opter pour une solution chimique et polluante. Or, à ce jour, il n’existe aucun prédateur naturel qui aille été découvert pour aider avec le problème de l’ADF. Toutefois, il existe une solution alternative au pesticides chimiques, il s’agit de la découverte d’un bioinsecticide : le TreeAzin. Issu des semences du margousier, ce dernier promet d’arrêter le ravage s’il est utilisé à temps. Le TreeAzin agit comme une sorte de vaccin, c’est-à-dire qu’il est injecté directement dans l’arbre. Une fois effectué, l’arbre «vacciné» est protégé pendant plus de deux ans. Ainsi, il est possible de sauver un frêne infesté, à condition de ne pas être corrompu à plus de 30%. En effet, lorsque le seuil d’infestation ne dépasse pas cette ampleur, le TreeAzin viendra tuer les larves qui ont été introduites par l’agrile, et le frêne pourra être sauvé. Il est de la responsabilité des experts en abattage d’arbre d’informer les consommateurs de l’existence de ce produit, autrement, il participeront au problème plutôt qu’à la solution.

Le TreeAzin, écologique et sécuritaire

Puisque le TreeAzin est d’origine naturelle, il est reconnu comme non dangereux pour les animaux et les êtres humains. Il est également certifié comme bioinsecticide et comportant un risque très faible pour l’environnement. Ainsi, l’insecticide ne nécessite aucun permis pour être utilisée. En effet, seule la manipulation du produit oblige une certification quant aux équipements et procédures, mais aucune intervention des autorités de la ville n’est nécessaire lorsqu’un propriétaire fait appel à un expert.

Pourquoi opter pour le TreeAzin?

Traiter plutôt qu’abattre

L’arbre infesté n’est récupérable qu’à condition de ne pas être infecté à plus de 30%, sinon, il doit être abattu. En l’absence d’infection, le traitement s’avère préventif. Pour ces raisons, le propriétaire est encouragé à agir vite, car l’arbre, une fois infesté, comporte des risques pour la sécurité publique. Or, comme nous le disions, l’abattage d’arbre n’est pas souhaitable tant sur le plan esthétique qu’écologique et même économique.

Traiter l’agrile : plus économique que couper un arbre.

En revanche, le TreeAzin promet un avantage sur le plan économique. En effet, l’abattage en situation urbaine comporte des coûts qui sont bien souvent plus élevés que le traitement au TreeAzin. Le propriétaire doit passer par plus de complications dans le cas d’un abattage d’arbre : les conséquences pour la valeur de la propriété, les dommages causés par l’essouchement, le choix d’un nouvel arbre à planter, et ce, sans compter le temps pour le nouvel arbre pour remplir l’espace souhaité. Ainsi, avec le coût et les complications, le TreeAzin offre seulement des avantages : il est efficace, plus économique, simple, mais surtout, il protège notre paysage urbain contre la perte de nos précieux frênes.

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Dominic Perugino
Dominic Perugino

Comments

  1. […] grand nombre d’arbres qui ont été attaqués par l’agrile du frêne a ouvert la voie à un commerce très […]

  2. […] ne va pas nous manquer, comme ce sera probablement le cas pour le frêne à cause de l’agrile du frêne. Toutefois, le micocoulier est prometteur à bien des égards pour une flore urbaine résistante à […]

  3. […] les maladies des feuilles, il y a les infestations par les insectes, comme l’agrile du frêne, qui n’a plus besoin d’être présenté. Venu de l’Asie, cet insecte dévore […]

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